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Le Développement durable ou la globalisation des problématiques de l’éducation à l’environnement

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« Tu me dis, j’oublie, tu m’enseignes, je me souviens, tu m’impliques, j’apprends »


B.Franklin

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De plus en plus, l’environnement est associé dans les discours au développement durable. Autrement dit, éduquer à l’environnement reviendrait à contribuer à éduquer au développement durable. Mais le Développement durable, qu’est-ce que c’est ?

L’expression « Développement durable » est apparue dans le rapport Bruntland (rapport sur le développement des pays du Sud) commandé par les Nations Unies en 1987, qui le définit comme « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». La recherche de développement durable implique donc une solidarité dans le temps et dans l’espace : il s’agit de laisser aux générations futures des ressources suffisantes et une planète en bon état de marche, et de mieux répartir, aujourd’hui et partout, les richesses et ressources entre les hommes.

Le développement durable a été largement popularisé à la Conférence de Rio en 1992, au point de représenter une sorte d’horizon absolu de toute initiative en faveur de l’environnement et des sociétés humaines. Il apparaît comme un concept puissamment fédérateur, qui stimule les rapprochements et les échanges entre acteurs isus de « mondes » (géographiques, politiques, économiques, thématiques…) différents.

Pour toutes ces raisons, il était légitime que l’éducation à l’environnement s’approprie, elle aussi, la notion de développement durable, qui semblait correspondre presque parfaitement aux buts qui lui étaient fixés.

« Faut-il rappeler […] que les préoccupations de ce que l’on appelle désormais le développement durable se retrouvaient déjà explicitement dans la déclaration de Tbilissi (Programme international d’éducation relative à l’environnement de l’UNESCO, 1978) qui formulait les assises axiologiques de l’ErE : prise en compte des liens étroits entre économie et environnement, l’adoption de perspectives locales et globales, promotion de la solidarité internationale, etc. » (Extrait de l’article de Lucie Sauvé :  L’éducation relative à l’environnement et la perspective du Développement durable).


Mais, si le développement durable reste porteur d’un grand nombre d’initiatives créatives, susceptibles de faire évoluer les comportements et les états d’esprit vers d’avantage de justice et un meilleur partage des ressources, il ne faudrait pas qu’il se substitue aux autres mots désignant des préoccupations et modalités d’action tout à fait légitimes. En particulier, il serait dangereux d’abandonner le terme d’éducation à l’environnement (et donc, de soumettre cette pratique) au profit du seul développement durable, en lui-même très marqué par son époque et par son origine culturelle : la « durabilité » ne constitue une valeur ultime que pour les sociétés occidentalisées, pas du tout pour les cultures dites « autochtones » ou premières, par ailleurs si souvent prises comme modèles de relation exemplaire entre les hommes et leur environnement. C’est pour cela que d’autres terminologies se développent : on parle autant aujourd’hui d’éducation pour le développement de sociétés responsables que d’éducation au développement durable.

Abandonnons ici cette bataille de mots, même si elle revêt une grande importance. L’essentiel, dans le lien qui s’est noué entre développement durable et éducation à l’environnement, fut bien de repositionner cette dernière dans une perspective plus ample que celle que lui offrait la seule approche de l’environnement naturel. Il ne semble guère possible, de nos jours, d’engager un groupe, quel qu’il soit, dans un projet d’éducation à l’environnement, sans tenter de mieux comprendre avec lui la complexité des interdépendances entre écologie, économie, technologie, politique et réalités sociales, ici ET là-bas, aujourd’hui ET demain. En ce sens, l’irruption du développement durable dans le champ de l’éducation à l’environnement (et non l’inverse !) n’a pas fini de générer de nouvelles pratiques, de nouvelles approches, de nouvelles prises de conscience, et c’est tant mieux.

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